Correction
La chirurgie réfractive diminue ou supprime le besoin de lunettes. Il s'agit de la chirurgie de la myopie, l'hypermétropie et/ou l'astigmatisme. Les deux techniques les plus souvent réalisées sont la P.K.R. (Photo Keratectomie Radiaire) ou Laser de surface et le LASIK. Ces deux techniques nécessitent un appareil très sophistiqué, le laser EXCIMER NIDEK EC 5000. Ce laser EXIMER enlève du tissu cornéen dans la partie centrale de la cornée pour un myope, ou en périphérie, pour un hypermétrope. Les zones ablatées peuvent être complexes pour traiter l'astigmatisme. Pour les deux techniques (PRK et LASIK), le patient est allongé, la tête est minutieusement positionnée sous le laser, l'anesthésie est topique, c'est à dire, uniquement par instillation de collyres. Le patient doit fixer une lumière clignotante durant le traitement. Il est important de rester calme et immobile. Voici une rapide description des deux techniques :
La P.K.R ou photokeratectomie réfractive
Le chirurgien pèle d'abord l'épithélium. Puis l'ablation a lieu à la surface de la cornée. Le traitement est rapide (moins d'une minute) et non douloureux. Après l'intervention, l'oeil est protégé par un pansement qui empêche les mouvements de la paupière. Les suites sont douloureuses pendant 2 jours. Un traitement local est institué. Des antalgiques en comprimés peuvent être prescrits.
Le LASIK (Laser in situ keratomileusis)
La première étape est la découpe d'un volet cornéen ou « capot » à l'aide d'un microkératome. Le chirurgien soulève ensuite ce volet. La seconde étape est de traiter le lit cornéen résiduel avec le laser EXCIMER. Puis le volet cornéen est remis en place. Le volet mesure environ 160 microns. Il est très fin et adhère de lui-même, par capillarité. Une coque protectrice transparente est disposée devant l'oeil et devra être portée jour et nuit pendant 3 jours, et la nuit pendant une semaine. L'intervention n'est pas douloureuse et dure environ 8 minutes. Un traitement local est institué.
Risques de la chirurgie réfractive
Le risque de toute chirurgie est l'infection. Afin de l'éviter, un collyre antibiotique est toujours prescrit. Le patient doit être prudent et ne pas se frotter les yeux. Il est strictement interdit de se baigner ou de recevoir des saletés ou de l'eau dans l'oeil pendant 1 mois. Le maquillage sera proscrit pendant 2 semaines.
Les yeux peuvent être « secs » pendant plusieurs semaines ou mois après l'intervention. Des larmes artificielles seront donc prescrites et devront être utilisées fréquemment.
Après P.K.R.
Le délai de récupération visuelle peut être long car la cicatrisation est plus lente. Il peut se former un haze (ou brouillard) cornéen, disparaissant lentement avec le temps, entraînant sensibilité à la lumière et halots nocturnes.
En ce qui concerne le LASIK
La réalisation du volet cornéen est cruciale : ce volet doit être parfait, avoir l'épaisseur, le diamètre et la taille souhaités. Si pour une raison ou une autre, ce volet n'est pas parfait, le traitement au laser ne sera pas réalisé dans le même temps opératoire. Une nouvelle intervention aura lieu quelques mois plus tard. Après l'opération, certains volets ou flaps peuvent présenter de fins plis, diminuant la meilleure acuité visuelle et disparaissant lentement avec le temps. La sécheresse oculaire, la sensibilité à la lumière, ou un sentiment d'éblouissement la nuit peuvent entraîner des difficultés visuelles.
Pour les deux techniques
Il y a toujours un risque léger de sur- ou sous-correction. Ceci peut être résolu par un éventuel retraitement. Les halots nocturnes et l'éblouissement peuvent être présents pendant la première phase post-opératoire et disparaissent avec le temps. Cependant certains patients qui présentaient une myopie forte peuvent être ennuyés par ce phénomène pendant une période plus longue, parfois 1 an après la chirurgie.
Ceci est une liste non-exhaustive des complications possibles. Cependant, il faut garder à l'esprit que le risque d'avoir une complication sérieuse, entraînant une diminution de l'acuité visuelle, est extrêmement faible. Madame le Dr Reux ou Madame le Dr Lacour vous aideront en vous décrivant la meilleure technique dans votre cas et les résultats que vous pouvez attendre. Les risques inhérents à cette technique et/ou à votre cas vous seront également détaillés.
Il est admis que +/- 85 à 95 % des patients opérés, suivant leur amétropie de départ, toutes techniques confondues, seront capables de vivre sans lunettes ou lentilles, et que 5 à 15 % des opérés auront besoin d'une petite correction pour certaines circonstances spéciales (conduire la nuit, sous-titres télévision au cinéma,...).
Le laser Intralase Femtoseconde
Le laser Intralase Femtoseconde découpe le volet à la place du microkératome. Le facteur humain diminue, il n'y a plus de lames. Les aléas mécaniques sont réduits au minimum. La précision augmente. Ce laser est reproductible, programmable aussi bien en profondeur qu'en diamètre. Le contact avec l'oeil n'est pas supprimé car pour éviter tout mouvement intempestif un anneau de succion bloque le globe oculaire durant les quelques secondes du traitement tout en permettant un aplatissement de la cornée offrant un plan parfait à la découpe du laser. Cet anneau est à usage unique garantissant ainsi la stérilité. Après cette découpe par LASER Femtoseconde, il faut ablater la cornée avec le LASER EXCIMER, comme dans la technique « classique ». La récupération visuelle est plus lente après découpe par le Laser Femtoseconde. Le coût de l'intervention utilisant 2 laser : femtoseconde + excimer, est plus élevé de l'ordre de 2000 euros.